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Accepter que je ne sois pas que mon corps

L’être que je suis existe par mon corps et dans mon corps.  Sans corps, je n’ai pas d’existence, je ne suis pas une personne humaine. Mais je ne suis pas que mon corps.

Notre corps joue un rôle primordial dans notre vie de tous les jours, c’est le médium privilégié du contact et de la relation avec  notre environnement grâce à nos sens. Par notre corps, nous éprouvons des sensations agréables ou désagréables, nous ressentons du plaisir ou de la souffrance. Il nous permet aussi de nous mouvoir avec aisance et d’agir sur notre environnement. Il est l’instrument de notre action par excellence. Mais n’est-il qu’un instrument ? n’est-il qu’une tente que j’habite pour un temps ?

Quand existons-nous ?

Les différentes approches pour justifier ou non l’avortement sont intéressantes à comprendre parce qu’elles mettent en jeu une question primordiale:
à quel moment pouvons-nous dire qu’il existe une personne humaine ?

Le Code Civil suisse a une réponse très claire: « La personnalité commence avec la naissance accomplie de l’enfant vivant; elle finit par la mort » (CC art. 31).

En d’autres termes, il existe une personne humaine dès sa naissance. Si l’enfant naît mort, il n’est pas une personne. Il ne sera pas inscrit à l’État civil.

Quant à la mère, sa perception sera généralement bien différente. Elle a senti bouger son enfant dans son sein, elle sait d’une façon bien réelle, que son enfant a existé avant de mourir à l’accouchement ou juste avant. Elle ne dira pas « j’ai perdu mon foetus, mais j’ai perdu mon enfant » alors qu’elle aurait dit « j’ai fait une fausse couche » si elle avait perdu le foetus à quelques semaines.

Les parents sentiront souvent un besoin irrépressible d’une cérémonie pour signifier à la société que l’enfant, leur enfant est mort et ainsi entamer un processus de deuil. Si le corps était évacué avec les autres déchets organiques, ils se sentiraient profondément blessés.

La naissance d’un enfant vivant est le début de l’existence humaine avec ses droits et obligations selon le droit.

L’avortement dans cette perspective n’est pas une action illégitime et donc pas un meurtre puisqu’avant la naissance il n’y avait pas d’être humain au sens où la loi l’entend. Le statut du fœtus ressemble à celui d’un organe de la mère qui peut donc en disposer au même titre qu’elle souhaite se faire enlever l’appendicite.

Mais alors pourquoi les pays autorisant l’avortement imposent-ils un délai maximum ? Y a-t-il une véritable différence entre un fœtus de 3 mois, certes minuscule et un fœtus de 8 mois ? Pourquoi autoriser l’avortement d’un fœtus de 3 mois et interdire celui d’un fœtus plus développé ?

Le dogme catholique a tranché cette question depuis longtemps. La vie commence à la fécondation, dés la première cellule issue de l’ovule et du spermatozoïde. L’avortement est alors considéré comme le meurtre d’une personne en devenir.

Certaines conceptions philosophiques ou ésotériques vont faire partir le début de l’existence de l’être humain dans son incarnation au moment précis où le cordon ombilical est coupé et que l’enfant aspire sa première bouffée d’air. Il se connecte au monde humain et devient un être autonome. A sa mort, il rend son dernier souffle. L’utilisation du mot « rendre » est significative.

L’éthique protestante va introduire une notion intéressante. Il y a véritablement personne humaine quand elle est capable d’entrer en relation avec son environnement et d’autres personnes ou quand on peut entrer en relation et interagir avec elle. L’extinction de la personnalité coïncide avec la mort, l’interruption de toute relation. Son commencement est variable. Un fœtus dont on sait par des examens qu’il donnerait un enfant lourdement handicapé et donc atteint d’une manière irrémédiable dans sa capacité de relation peut donc être légitiment avorté.

De même, un fœtus de quelques semaines n’est à ce moment qu’une extension du corps de la mère et n’est donc pas encore un être humain. La femme ne le sent pas bouger et donc encore exister parce qu’elle n’a pas pu établir une relation avec lui. Plus tard, cette relation existera parce que le fœtus interagira avec la mère ou qu’elle aura vécu sa première échographie ou entendu battre son cœur. Il ne sera plus pour elle un simple organe annexe, mais un enfant à naître.

Quand pouvons-nous dire que nous n’existons plus

Cette approche éthique, insistant sur la capacité de relation, pose à mon avis un problème pour déterminer à quelque moment se situe la mort. La mort coïncide-t-elle avec l’interruption de la vie consciente, donc la faculté de maintenir une quelconque relation ?

Comment alors considérer un coma profond et durable ? Le corps fonctionne avec ou sans aide, mais la conscience semble avoir disparu. La faculté de relation semble avoir cessé. Et pourtant il arrive que des personnes dans un profond coma se réveillent des mois ou des années plus tard. Il arrive même, plus souvent que l’on pense, que des personnes présentent tous les signes d’une mort clinique et se réveillent subitement. La mort ne semble pas être une frontière absolument définie.

Le début et la fin de l’être ne sont pas clairement délimités

Ces quelques réflexions sur l’avortement et la mort n’avaient pour but que d’attirer l’attention sur la délimitation problématique du début et de la fin de l’être. Dire que l’être commence à la naissance et finit à la mort est un raccourci très réducteur, une simplification qui ne rend pas compte du phénomène complexe de la vie.

L’être que je suis existe par mon corps et dans mon corps, mais le début de mon être ainsi que sa fin ne sont pas clairement et définitivement fixés.

Je ne suis pas que mon corps, mais mon corps fait partie de mon être. La personne que je suis n’est pas identique à mon corps.

Mon être n’est pas que mon corps.

Nous le savons, nous le sentons au plus profond de nous:

l’être que je suis se dérobe à mon analyse rationaliste. Une approche spirituelle et intuitive peut m’ouvrir au mystère de l’être que je suis, un dynamisme vital en construction !

Je ne suis pas que mon corps, mais alors qui suis-je ?

 
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Thierry Feller

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