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La synchronicité


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Il est contenu dans le guide gratuit: "Évoluer vers le simple " .

C'est à Carl Gustave Jung, le célèbre psychiatre suisse, ancien disciple de Freud que l'on doit la notion de synchronicité avec la collaboration d'un mathématicien de renom, Wolfgang Pauli.

La synchronicité est la coïncidence d'au moins deux événements qui ne présentent aucun rapport de causalité entre eux, mais dont la survenue prend un sens pour la personne qui les perçoit.

Jung a élaboré ce principe à partir de sa grande expérience des phénomènes inconscients:

« Une fréquentation de la psychologie des phénomènes inconscients m’a forcé, depuis un grand nombre d'années déjà, à me mettre à la recherche d'un autre principe d'explication, puisque le principe de causalité me paraissait insuffisant pour éclairer certains phénomènes remarquables de la psychologie inconsciente. Je découvris en effet l'existence de phénomènes psychologiques parallèles entre lesquels il n'est absolument pas possible d'établir une relation causale mais qui doivent être dans un autre ordre de connexions. Une telle connexion me parut consister essentiellement dans la simultanéité relative, d'où le nom de « synchronicité - Source: Ma Vie C.G. Jung».

Dans une étude célèbre "La synchronicité, principe de relations acausales" Jung pose le problème de la synchronicité en ces termes:

« Comme on le sait, les résultats de la physique moderne (il pense à la physique quantique) ont induit un changement important dans l'image que la science nous donne du monde: ébranlée dans sa validité absolue, la notion de loi naturelle est devenue relative. Les lois de la nature sont des vérités statistiques, c'est-à-dire qu'elles ne sont en quelque sorte pleinement valables que dans le domaine des grandeurs macro-physiques. Dans celui de l'infiniment petit, en revanche, la prédiction devient incertaine, voire impossible, parce que les très petites grandeurs ne se comportent plus conformément aux lois naturelles connues.

Le principe philosophique qui fonde notre conception de la légalité naturelle est la causalité. Si la relation entre la cause et l'effet se révèle n'avoir de valeur que statistique et n'être que relative, alors le principe de causalité lui-même n'est applicable en dernière analyse que de manière également relative à l'explication des processus naturels, et implique que de ce fait même l'existence d'un ou de plusieurs autres facteurs nécessaires à cette explication. Cela signifie que le lien entre les événements est dans certains cas d'une nature autre que causale, et réclame un autre principe explicatif »

Ce principe explicatif est appelé par Jung le principe de synchronicité.

Un cas de synchronicité dans la pratique de Jung

« Une jeune patiente eut à un moment décisif du traitement un rêve dans lequel elle recevait en cadeau un scarabée doré. Pendant qu’elle me rapportait le rêve, j’étais assis le dos à la fenêtre fermée. Tout à coup j’entendis derrière moi un bruit, comme si l’on frappait légèrement à la fenêtre. Je me retournais et vis qu’un insecte, en volant, heurtait la fenêtre à l’extérieur. J’ouvris la fenêtre et capturai l’insecte au vol. Il offrait la plus étroite analogie que l’on puisse trouver à notre latitude avec le scarabée doré. C’était un hanneton scarabéide, Cetonia aurata, « le hanneton des rosiers commun », qui s’était manifestement amené, contre toutes ses habitudes, à pénétrer dans une pièce obscure juste à ce moment. Je dois dire tout de suite qu’un tel cas ne s’est jamais produit pour moi, ni avant ni après, de même que le rêve de ma patiente est demeuré unique dans mon expérience. (Source: La synchronicité, principe de relations acausales C.G. Jung)»

Au delà de cette coïncidence signifiante frappante, Jung relie le scarabée doré du rêve à un archétype dans l'inconscient collectif qu'il explicite par le recours à la mythologie de l'Ancienne Egypte où le dieu solaire se métamorphose en scarabée avant de monter dans une barque où s'accomplit l'ascension du soleil rajeuni dans le ciel matinal.

Ce rêve associé à l'évènement de l'insecte frappant la vitre eut un grand retentissement dans la vie de la patiente et relança son analyse devenue stagnante à cause de son entêtement.

« Une synchronicité apparaît lorsque notre psychisme se focalise sur une image archétypale dans l'univers extérieur, lequel comme un miroir nous renvoie une sorte de reflet de nos soucis sous la forme d'un événement marqué de symboles afin que nous puissions les utiliser. Nous nous trouvons face à un « hasard » signifiant et créateur. Source: Ma Vie C.G. Jung».

L'hypothèse du savoir absolu

Pour Carl Gustav Jung, l'inconscient est une réalité objective : il est collectif et trans-personnel :

« la psychologie n’est pas uniquement un fait personnel. L’inconscient, qui possède ses propres lois et des mécanismes autonomes, exerce sur nous une influence importante, que l’on pourrait comparer à une perturbation cosmique. L’inconscient a le pouvoir de nous transporter ou de nous blesser de la même façon qu’une catastrophe cosmique ou météorologique. (Source: Sur l'interprétation des rêves C.G. Jung)»

Carl Gustav Jung envisage l'existence d'un « savoir absolu » constitué par un inconscient collectif formé d'archétypes, et lié notamment à la doctrine platonicienne de la Réminiscence (ou anamnèse).

Pour prouver cette notion, Jung prend ainsi l'exemple de comportements innés ou de calculs impossibles comme ceux des rêves prophétiques.

Le savoir absolu semble ainsi, selon lui, une propriété qu'à l'inconscient, de prévoir statistiquement la survenue de phénomènes réels.

Certaines abstractions de la métaphysique ou de la science s'expliquent ainsi par ce savoir absolu ; Pauli a d'ailleurs montré dans son ouvrage que les représentations scientifiques (ou modèles), comme ceux de Kepler, de Kekulé ou d'Einstein, naissent d'images intérieures spontanées. Les expériences parapsychologiques comme la télépathie, ainsi que le montre les investigations de Zener au moyen de cartes comportant des symboles à deviner, témoignent, pour Jung, de l'existence d'une capacité de calcul illimité de l'inconscient, en situation d'excitation (ce qui explique selon lui l'impossibilité de reproduire les cas). (Source du texte: Wikipedia).

L'hypothèse d'un TOUT physico-psychique

A la suite de Jung, sa proche collaboratrice Marie-Louise Von Franz postule l'existence d'un univers virtuel à la fois psychique et matériel nommé unus mundus (en latin : le Monde-Un) : « [Le principe de synchronicité] que j’ai défini comme coïncidence signifiante [écrit Jung dans Mysterium Conjunctionis] suggère un rapport entre des phénomènes non reliés par la causalité, voire une unité de ces phénomènes et représente donc un aspect d’unité de l’être que l’on peut à bon droit désigner comme « unus mundus »  »

Selon elle, « le physicien et le psychologue observeraient en fait un même monde par deux canaux différents ».Von Franz se fonde sur ce point sur les découvertes récentes de la science, qui tend à montrer de plus en plus la relativité de la dimension spatio-temporelle.

Pour expliquer cette hypothèse, Von Franz propose de ne plus considérer la psyché comme un corps qui se meut dans le temps mais comme un « intensité sans étendue », renvoyant à l'énergie, tant psychique (démontrée par Jung pour qui la libido est énergétique) que physique (les quanta notamment). Les phénomènes assez fréquents dits de télépathie prouvent, par leur existence en tant que phénomène, que l’espace et le temps n’ont pour la psyché qu’une valeur relative. Jung se fonde ainsi sur les expériences de Rhine qui, statistiquement, attestent une certaine fréquence de reproduction de la clairvoyance.

L'hypothèse de l'unus mundus est donc celle d'une unité de l'énergie physique et de l'énergie physique, via un corps intermédiaire, au sens d'univers ou de champ d'une autre réalité que celle du physique ou du psychique, que Jung nomme psychoïde ; domaine de transgression du clivage traditionnel :

« Comme psyché et matière sont contenues dans un seul et même monde, qu’elles sont en outre en contact continuel l’une avec l’autre …, il n’est pas seulement possible, mais, dans une certaine mesure vraisemblable, que matière et psyché soient deux aspects différents d’une seule et même chose. Les phénomènes de synchronicité indiquent, me semble-t-il, une telle direction, puisque, sans lien causal, le non-psychique peut se comporter comme le psychique, et vice versa - Source: les racines de la conscience C.G. Jung».

Von Franz cite ainsi des théories et conjectures scientifiques modernes pointant cette possibilité : celle de David Bohm d'une part, et son modèle du holomouvement, exposé dans Wholeness and the Implicate Order et dans Science et conscience, chapitre Ordre involué-évolué de l'univers et de la conscience. Von Franz considère que ce monde intermédiaire se fonde sur la série des nombres naturels, considérées comme des « configurations rythmiques de l'énergie psychique. ».

Dans leur ouvrage commun, Synchronicité comme principe de connexions a-causales (1952), Wolfgang Pauli et Jung aboutissent à schématiser les quatre lois fondamentales de l'unus mundus sous une forme quaternaire; la synchronicité est selon eux la dimension manquante pour aboutir à une vision totale de l'implication physique-psychique. Sur proposition de Pauli, la figure est bâtie de telle manière que les postulats de la psychologie analytique et ceux de la physique se trouvent satisfaits. (Source du texte: Wikipedia)

 

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Source des images: "La synchronicité, principe de relations acausales"  C.G. Jung Albin Michel

Les limites de l'intelligence rationnelle

Le hasard est un concept bien commode pour donner un nom à l'inexplicable. On y met ce que l'on ne peut pas encore expliquer et nous voilà satisfait. En fait, on arrête de chercher.

Eh bien, non ... parfois des phénomènes du monde matériel correspondent ou coïncident à des états psychiques et arrivent d'une manière mystérieuse et inexplicable tout en étant signifiants pour le sujet.

L'intelligence avec sa faculté rationnelle a ses propres limites. Les accepter et écouter son intuition nous met en contact avec la vie qui dépasse infiniment nos beaux systèmes logiques et rationnels.

La vie ne se laisse pas enfermer, elle a déjà surmonté la matière pour susciter la conscience et l'intuition, pourquoi ne pas faire appel à notre intuition pour discerner au-delà de l'opposition matière / conscience une réalité plus unifiée qu'il n'y paraît au premier regard ?

 

 
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Thierry Feller

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