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Concepts Nature, aversions, philosophe, opinions, imagination, désirs, corps, obstacle, dignité, liberté, réputation, richesses. Résumé Celles qui en dépendent sont nos opinions, nos mouvements, nos désirs, nos inclinations, nos aversions; en un mot, toutes nos actions.
Celles qui ne dépendent pas de nous sont le corps, les biens, la réputation, les dignités; en un mot, toutes les choses qui ne sont pas du nombre de nos actions.
Si tu n'as donc de l'aversion que pour ce qui est contraire à ton véritable bien, et qui dépend de toi, tu ne tomberas jamais dans ce que tu crains.
Mais si tu crains la mort, la maladie ou la pauvreté, tu seras misérable.
Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les opinions qu'ils en ont.
Quand quelqu'un donc te chagrine et t'irrite, sache que ce n'est pas cet homme-là qui l'irrite, mais ton opinion.
Efforce-toi donc, avant tout, de ne pas te laisser emporter par ton imagination; car, si une fois tu gagnes du temps et quelque délai, tu seras plus facilement maître de toi-même.
Dans toute affaire, avant que de l'entreprendre, regarde bien ce qui la précède et ce qui la suit, et entreprends-la après cet examen.
Si tu n'observes cette conduite, tu auras d'abord du plaisir dans tout ce que tu feras, parce que tu n'en auras pas envisagé les suites; mais à la fin, la honte venant à paraître, tu seras rempli de confusion.
Quand tu vas consulter un astrologue, souviens-toi que tu ignores ce qui doit arriver, et que tu vas pour l'apprendre.
Au reste, quand on t'aura donné quelques conseils souviens-toi qui sont les conseillers à qui tu as eu recours, et qui sont ceux dont tu mépriseras les ordres si tu désobéis.
Mais ne va voir un astrologue que pour les choses qu'on ne peut connaître que par l'événement, ce qu'on ne peut prévoir ni par la raison, ni par les règles d'aucun autre art.
Quand tu dois avoir quelque conversation avec quelqu'un, surtout avec quelqu'un des premiers de la ville, demande-toi ce qu'auraient fait en cette rencontre Socrate ou Zenon.
Etat et caractère du philosophe : il n'attend que de lui-même tout son bien et tout son mal.
Signes certains qu'un homme fait du progrès dans l'étude de la sagesse : il ne blâme personne, il ne loue personne, il ne se plaint de personne, il n'accuse personne, il ne parle pas de lui comme s'il était quelque chose on qu'il sût quelque chose.
Quand quelqu'un se vante de comprendre et de pouvoir expliquer les écrits de Chrysippe, dis en toi-même : Si Chrysippe n'avait écrit obscurément, cet homme n'aurait donc rien dont il pût se glorifier.
Quand j'ai, trouvé un bon interprète, il ne reste plus qu'à me servir des préceptes qu'il m'a expliqués et qu'à les mettre en pratique; et voilà la seule chose qui mérite de l'estime. Sommaire - Ce qui dépend de nous, ce qui ne dépend pas de nous
- L'exercice philosophique débute en s'appliquant aux choses infimes ...
- et se poursuit en allant aux choses importantes
- Distinguer la réalité de l'opinion
- Mettre une distance à l'égard des choses, en se les représentant
- Le dur chemin de la philosophie
- La vie comme une escale
- La vie comme un festin
- La vie comme une pièce de théâtre
- La vie comme un sport
- Examiner antécédents et conséquences
- Les voies du silence en philosophie
- Accomplir ses devoirs
- Se fixer, dans notre nouvelle vie, un modèle de conduite à tenir
- Les premiers signes d'une vie nouvelle
- Morale pratique, morale théorique, logique
Introduction De toutes les choses du monde, les unes dépendent de nous, les autres n'en dépendent pas. Celles qui en dépendent sont nos opinions, nos mouvements, nos désirs, nos inclinations, nos aversions; en un mot, toutes nos actions.
Celles qui ne dépendent pas de nous sont le corps, les biens, la réputation, les dignités; en un mot, toutes les choses qui ne sont pas du nombre de nos actions.
Les choses qui dépendent de nous sont libres par leur nature, rien ne peut ni les arrêter, ni leur faire obstacle; celles qui n'en dépendent pas sont faibles, esclaves, dépendantes, sujettes à mille obstacles et à mille inconvénients, et entièrement étrangères.
Souviens-toi donc que, si tu crois libres les choses qui de leur nature sont esclaves, et propres à toi celles qui dépendent d'autrui, tu rencontreras à chaque pas des obstacles, tu seras affligé, troublé, et tu te plaindras de Dieu et des hommes. Au lieu que si tu crois tien ce qui t'appartient en propre, et étranger ce qui est à autrui, jamais personne ne te forcera à faire ce que tu ne veux pas, ni ne t'empêchera de faire ce que tu veux; tu ne te plaindras de personne; tu n'accuseras personne; tu ne feras rien, pas même la plus petite chose, malgré toi; personne ne te fera aucun mal, et tu n'auras pas d'ennemi, car il ne t'arrivera rien de nuisible.
Aspirant donc à de si grands biens, souviens-toi que tu ne dois pas travailler médiocrement pour les acquérir, et que, en ce qui concerne les choses extérieures, tu dois entièrement renoncer aux unes, et remettre les autres à un autre temps. Car si tu cherches à les accorder ensemble, et que tu poursuives et ces véritables biens et les richesses et les dignités, peut-être n'obtiendras-tu même pas ces dernières, pour avoir désiré les autres; mais certainement tu manqueras d'acquérir les biens qui peuvent seuls faire ta liberté et ton bonheur.
Ainsi, devant toute imagination pénible, sois prêt à dire: « Tu n'es qu'une imagination, et nullement ce que tu parais. » Ensuite examine-la approfondis-la, et, pour la sonder, sers-toi des règles que tu as apprises, surtout de la première, qui est de savoir si la chose qui te fait de la peine est du nombre de celles qui dépendent de nous, ou «le celles qui n'en dépendent pas; et, si elle est du nombre de celles qui ne sont pas en notre pouvoir, dis toi sans balancer : « Cela ne me regarde pas. »
Souviens-toi que la fin de tes désirs, c'est d'obtenir ce que tu désires, ce que tu veux; tu ne te plaindras de personne; tu n'accuseras personne; tu ne feras rien, pas même la plus petite chose, malgré toi; personne ne te fera aucun mal, et tu n'auras pas d'ennemi, car il ne t'arrivera rien de nuisible.
Aspirant donc à de si grands biens, souviens-toi que tu ne dois pas travailler médiocrement pour les acquérir, et que, en ce qui concerne les choses extérieures, tu dois entièrement renoncer aux unes, et remettre les autres à un autre temps. Car si tu cherches à les accorder ensemble, et que tu poursuives et ces véritables biens et les richesses et les dignités, peut-être n'obtiendras-tu même pas ces dernières, pour avoir désiré les autres.
La fin de tes craintes, c'est d'éviter ce que tu crains. Celui qui n'obtient pas ce qu'il désire est malheureux, et celui qui tombe dans ce qu'il craint est misérable. Si tu n'as donc de l'aversion que pour ce qui est contraire à ton véritable bien, et qui dépend de toi, tu ne tomberas jamais dans ce que tu crains. Mais si tu crains la mort, la maladie ou la pauvreté, tu seras misérable.
Transporte donc tes craintes, et fais-les tomber des choses qui ne dépendent pas de nous, sur celles qui en dépendent; et, pour tes désirs, supprime-les entièrement pour le moment. Car, si tu désires quelqu'une des choses qui ne sont pas en notre pouvoir, tu seras nécessairement malheureux; et, pour les choses qui sont en notre pouvoir, tu n'es pas encore en état de connaître celles qu'il est bon de désirer. En attendant donc que tu le sois, contente-toi de rechercher ou de fuir les choses, mais doucement, toujours avec des réserves, et sans te hâter. ... pour connaître la suite, téléchargez le livre gratuitement !  Téléchargez automatiquement "Le Manuel d'Epictète"
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