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Il est contenu dans le guide gratuit: "Vivre plus heureux, c'est possible"

L'harmonie avec autrui

L'homme n'est pas une île

L'homme trouve la satisfaction à la plupart de ses besoins dans ses relations avec autrui. Revoyons les divers besoins fondamentaux qui sont inscrits dans notre être:

-  Besoins physiques liés au corps. Comment pourrions-nous aujourd'hui nous nourrir, nous vêtir, être logés et soignés si des hommes et des femmes n'avaient pas fait de ces différents secteurs leur métier.

-  Besoins psychologiques liés à l'âme. Qui nous donnera l'amour, la compréhension, l'acceptation indispensables à notre vie, si ce n'est notre conjoint, nos parents, nos amis?

-  Besoins spirituels liés à l'esprit. Comment connaîtrons-nous le sens de la vie, la paix intérieure; comment pourrons-nous comprendre le monde qui nous entoure, vivre d'espérance ... sans quelqu'un pour nous parler de l'amour de Dieu?

Peut-être est-ce surprenant, voire choquant, de réaliser que toutes nos actions, même les plus désintéressées apparemment ont en fait comme moteur inconscient la satisfaction de nos multiples besoins. Nier cela nous maintient dans l'illusion sur nous-mêmes. N'y a-t-il rien de plus gratifiant pour notre égo que d'aider quelqu'un qui a sollicité notre aide? Dans ces moments, nous nous sentons utiles et considérés. Cela nous rassure sur nous-mêmes. C'est normal et humain.

Oui, l'homme n'est pas une île. Il n'est pas un être autonome. Il a besoin des autres pour vivre. Si nous voulons connaître ici-bas ce bonheur auquel nous aspirons, nous ne pouvons nous passer ni de Dieu et ni des hommes.

C'est en aidant les autres à vivre plus heureux que nous trouverons le bonheur

Le bonheur n'est ni de l'hédonisme (le plaisir comme but de la vie), ni de l'eudémonisme (le bonheur personnel comme but ultime de la vie).

Mais poussés par l'amour pour Dieu, c'est en aidant les autres à vivre plus heureux que nous trouverons le vrai bonheur. «Vous n'avez pas le droit d'être heureux... tout seul» (Raoul Follereau). «Je vous ai montré en tout (c'est l'apôtre Paul qui parle) qu'il faut travailler ainsi pour venir en aide aux pauvres, en nous souvenant des paroles que le Seigneur Jésus lui-même a dites: II y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir» (Actes 20:35).

J'ai besoin des autres, mais ce n'est pas tout. Eux aussi ont besoin de moi pour vivre et être heureux. La solidarité va dans les deux sens et me responsabilise.

Un jour, lorsque j'étais à l'école, le professeur de mathématiques a posé à la classe cette question: «Quel est le but de votre vie?» Il y eut quelques réponses hésitantes. Pour ma part je dis: «Le but de ma vie est d'apporter au monde plus que celui-ci m'a donné». Des années après, cet objectif m'habite encore.

Nos parents nous ont transmis la vie. Un capital de plus de six cent mille heures est à notre disposition. Qu'en faisons-nous? Nous avons reçu une instruction plus ou moins poussée, nous avons appris un métier. Qu'en faisons-nous? Utilisons-nous tout ce capital dans notre propre intérêt? Sommes-nous toujours à l'affût de ce que les autres devraient faire pour nous? Si tel est le cas, un jour ou l'autre, nous réaliserons qu'il y a plus d'insatisfaction et d'amertume que de bonheur à toujours recevoir sans donner. «Faites pour les autres tout ce que vous voulez qu'ils fassent pour vous: c'est là ce qu'ordonnent la loi de Moïse et les livres des prophètes» (Matthieu 7:12). Voici la règle d'or de Jésus, le fondement sur lequel toute notre vie est appelée à se construire.

Deux qualités à développer

Sur ce fondement, deux pierres parmi d'autres sont particulièrement précieuses: la sincérité et l'excellence.

- La sincérité : Nos motivations profondes apparaissent dans notre comportement, nos paroles, notre regard... Les gens que nous côtoyons lisent en nous comme dans un livre. S'ils y lisent le désir de tromper, de récolter sans semer, la recherche de notre propre intérêt, nos relations seront très vite compromises.

- L'excellence: Pas de misérabilisme. Il faut viser haut et loin. La vie est un don de Dieu, mais ce que nous en faisons est notre don à Dieu et aux hommes. La médiocrité et le laisser-aller ne procurent aucune joie. L'excellence, par son désir de progresser et de faire de mieux en mieux notre tâche quotidienne nous apportera considération, satisfaction et enthousiasme.

Nous traitons les autres comme nous les voyons

Notre perception de l'interlocuteur influence inconsciemment notre relation. Nous traitons les autres comme nous les voyons. N'est-il dès lors pas très important de prendre conscience de tout ce qui pourrait fausser notre vision de l'autre.

Analysons quelques filtres déformants:

Premier filtre: le cadre

En une journée, il nous arrive fréquemment de rencontrer des dizaines de personnes, dans notre foyer, à l'école, au travail, à notre club, à l'église... La connaissance que nous avons de ces gens est toujours liée dans notre esprit au cadre dans lequel nous les rencontrons subitement ou habituellement. Pensons au camarade d'armée que nous avons toujours vu en uniforme: le voilà devant nous en civil. Il nous faudra tout une reconversion de notre esprit pour le reconnaître et mettre un nom sur ce visage. Notre relation avec autrui lie toujours l'impression que nous avons eue de la personne au cadre dans lequel nous l'avons rencontrée. La question se pose alors: quelle a été et quelle est encore ma perception de ce cadre dans lequel j'ai rencontré cette personne?

Si ma perception est négative et fait revenir à la surface toutes sortes de souvenirs désagréables, voire douloureux, ma relation avec cette personne en sera influencée inconsciemment. Il est du reste à remarquer que le phénomène est le même si nous connaissons le cadre de vie avant la personne. Souvent, nous jugeons hâtivement, en nous disant que si elle vient de tel groupe ou de telle église et fait tel travail elle doit donc être «comme cela». Si nous voulons entretenir des relations harmonieuses et vraies avec nos semblables, il faut se souvenir de cette distorsion et veiller à bien séparer, dans notre esprit et notre cœur, la personne du cadre dans lequel elle vit. La personne n'est jamais identique à son cadre de vie.

Deuxième filtre: l'impression subjective


Mais une autre question se pose: Comment percevons-nous les hommes que nous côtoyons habituellement ou occasionnellement? Nous connaissons tous l'expression «avoir une bonne ou une mauvaise impression de quelqu'un». Quand deux êtres humains se rencontrent, il y a quelque chose de difficilement définissable qui passe entre eux: un échange d'impression non-verbal lié davantage à une attitude intérieure et à une apparence extérieure, le «look» comme on dit aujourd'hui, qu'à des paroles. Dans nos relations interpersonnelles, il y a beaucoup plus que des paroles échangées. Toutes sortes de messages cachés, mimiques, attitudes corporelles, ton de la voix, regard... nous trahissent. Parfois, ces messages non-verbaux disent à notre interlocuteur autre chose que nos paroles. Et il répondra généralement à ceux-ci. Prenons un exemple: chez nous quand deux personnes se connaissent et se rencontrent, elles se disent: «Salut, com¬ment ça va?» - «Ça va bien et toi?» Et même si parfois cela ne va pas très bien, par automatisme on répond: «Oui, ça va». Et bien, si l'on est un tant soit peu psychologue, on remarquera immédiatement que, même si la bouche dit cela, tout le corps exprime le contraire: dos un peut voûté, regard triste, ton de la voix peu convaincu, sourire gêné... Le message non-verbal et la parole ne concordent pas. Et cet ami dira alors: «Une tuile t'est tombée sur la tête? Raconte moi ce qui t'est arrivé...» L'ami ne répond pas à ce qu'il a entendu, mais à ce qu'il a ressenti. Tout ce processus devrait nous amener à ne pas enfermer notre vis-à-vis dans la prison de notre première impression.

Donnons-lui une chance de nous surprendre.

Troisième filtre: la projection inconsciente

près le vif succès de ses premières œuvres, Rousseau devint la cible d'un feu nourri d'attaques et de critiques. Sa conception de l'homme naturellement bon et perverti par la société a été confirmée par ses malheurs. Ne fut-il pas lapidé et expulsé? Après avoir fui en Angleterre, il fut continuellement tourmenté par l'obsession que tout le monde lui voulait du mal. Rousseau était devenu victime d'une projection.

Il s'agit d'un mécanisme inconscient par lequel on perçoit comme extérieur à soi ce qui se passe au-dedans. Ce moyen de défense de la personnalité menacée consiste à rejeter sur autrui les sentiments pénibles ou interdits qu'on ne peut s'avouer ni assumer. On prête aux autres ses propres penchants. On croit ainsi se libérer de son mal, ce qui est illusoire. Les sentiments pénibles refoulés deviennent une forteresse dans notre inconscient et toutes nos relations interpersonnelles sont perturbées par une distorsion qui fausse tout. Prendre conscience de ces sentiments enfouis nous en peut seul nous en libérer et rendre nos relations plus harmonieuses.

Prendre conscience des distorsions dans nos relations

Nous traitons les autres comme nous les voyons. La perception que nous avons de nos semblables n'est jamais directe. Elle passe toujours au travers de plusieurs filtres plus ou moins déformants que nous mettons inévitablement entre l'autre et nous. Il y a donc le filtre du cadre de vie, celui de l'impression non-verbale et enfin celui de la projection inconsciente. Il n'est pas surprenant que nos relations avec autrui soient parfois embrouillées et pleines d'incompréhension. Faisons très attention à ne pas mettre à la place de notre prochain un mannequin qui nous convient et que nous voulons conforme à nos attentes ou à nos craintes.

Accueillir le regard de Dieu sur nous-mêmes et autrui

Nos relations avec notre prochain sont aussi affectées par la manière dont nous nous voyons. Nous projetons sur l'autre ce qu'il y a au fond de nous. Comment pouvons-nous avoir une image de nous-mêmes saine et épanouie, afin que nos relations avec les autres soient harmonieuses?

Une question personnelle


J'aimerais vous poser une question personnelle importante: «Quelle appréciation pensez-vous que Dieu porte sur vous-mêmes et sur votre vie? Arrêtez ici votre lecture et prenez quelques minutes de réflexion.

Voilà, vous y êtes? À quelle conclusion êtes-vous arrivé?

Peut-être est-elle du type: «Dieu voit tout ce qu'il y a dans mon cœur, mes pensées impures, mes convoitises, mes ran¬cunes, mes défauts... Il doit avoir une bien piètre idée de ce que je vaux.»

Ou encore: «Impossible de savoir avant de comparaître devant lui. Alors seulement, le verdict tombera. Mais en attendant, il faut bien se conduire et faire tout son possible. Dieu tiendra certainement compte de nos efforts sincères.»

Ou enfin: «Dieu est tellement grand et nous, les hommes, sommes si petits. Nous voit-il, se préoccupe-t-il réellement de notre vie? Une goutte d'eau peut-elle intéresser l'océan?»

Vous avez été créés à l'image de Dieu

Nous ne sommes pas un grain de poussière perdu dans l'univers infini. «Dieu dit: Faisons l'homme à notre image selon notre ressemblance, pour qu'il domine sur les poissons de la mer...» (Genèse 1:26-27). Entre Dieu et l'homme, sa créature, il y a une ressemblance, une affinité de base. Le péché avec toutes ses conséquences a altéré cette ressemblance. Mais Dieu n'a jamais pour autant rejeté l'humanité. L'homme, la créature en révolte, a toujours beaucoup de prix aux yeux de Dieu. Sinon, pourquoi aurait-il envoyé son Fils pour nous sauver et restaurer dans les croyants cette ressemblance?

Dieu n'a pas créé des nullités qu'il écrase à la moindre désobéissance.

Accueillons alors avec joie les paroles de David: «Quand je regarde les cieux, l'ouvrage de tes mains. La lune et les étoiles que tu as établies: Qu'est-ce que l'homme, pour que tu te souviennes de lui? Et le fils de l'homme, pour que tu prennes garde à lui? Tu l'as fait de peu inférieur à Dieu et tu l'as couronné de gloire et de splendeur. Tu lui as donné la domi¬nation sur les œuvres de tes mains. Tu as tout mis sous ses pieds» (Psaume 8:4-7). L'homme a reçu de Dieu le mandat de gérer toute la création. Quelle responsabilité! On ne confie pas une telle mission à des zéros ou à des nullités.

Jésus restaure en vous l'image de Dieu

Dieu vous aime et a envoyé son Fils Jésus-Christ pour vous rendre juste à ses yeux. «Dieu rend les hommes justes à ses yeux par leur foi en Jésus-Christ. Il le fait pour tous ceux qui croient au Christ, car il n'y a pas de différence entre eux: tous ont péché et sont privés de la présence glorieuse de Dieu. Mais Dieu dans sa bonté, les rend justes à ses yeux, gratuitement, par Jésus-Christ qui les délivre du péché. Dieu l'a offert en sacrifice afin que, par sa mort, le Christ obtienne le pardon des péchés en faveur des hommes qui croient en lui» (Romains 3:22-25).

Un jour, un professeur mit sous mes yeux un papier sur lequel était dessiné un grand nombre de lignes vertes et rouges. À première vue, la disposition de ces lignes n'avait aucun sens. Il était impossible de reconnaître des formes cohérentes. Voyant ma perplexité, le professeur me tendit une paire de lunettes en plastique rouge et m'invita à regarder le papier mais cette fois à travers ces lunettes rouges. Ô surprise! Je pus distinguer des formes géométriques familières. En effet, les lignes rouges avaient disparu. Je ne voyais plus que les vertes. Le filtre avait complètement changé ma vision.

Cette image va nous être très utile pour comprendre comment Dieu nous voit. Il nous voit d'abord comme ses créatures dans lesquelles son image a été abîmée par notre révolte et nos péchés. C'est le fouillis des lignes vertes et rouges. Mais dès le moment où nous nous tournons vers lui en recevant Jésus dans notre vie, Dieu nous voit au travers de son Fils: nous sommes justes à ses yeux comme Jésus lui-même est parfaitement juste. En devenant enfant de Dieu, par notre conversion, nous «changeons de couleur» aux yeux de Dieu. Nous devenons en quelque sorte vert, de la couleur de l'espérance. Désormais, Dieu notre créateur de¬vient notre Père et nous regarde au travers des lunettes rouges du sang de Jésus mort sur la croix par amour pour nous. Nous sommes encore pécheurs - qui pourrait dire le contraire - mais Dieu nous voit justes, parce qu'il nous regarde au travers de son Fils, le Juste. N'est-ce pas merveil¬leux?

Nous n'avons plus besoin de mériter l'amour et le pardon de Dieu par nos bonnes œuvres; du reste qui le pourrait. Si nous avons reçu le Christ en nous, Dieu nous voit justes à ses propres yeux. Jésus a payé pour nous. Notre part est d'accepter ce fantastique cadeau.

Aime ton prochain comme toi-même

Puisque Dieu vous voit ainsi, ami lecteur, remettez au placard, votre vision culpabilisante ou fataliste. Acceptez le regard de Dieu sur votre vie. Vous êtes pardonné et justifié pour que l'image de Dieu en vous soit restaurée. C'est cela l'Évangile, la Bonne Nouvelle. N'est-ce pas enthousiasmant?

Dieu vous invite à regarder votre prochain aussi comme lui, son créateur le voit. Prenez les lunettes de Dieu que Christ vous donne. Elles transformeront vos relations avec autrui. Chaque fois que vous rencontrerez quelqu'un pensez: cet homme est une créature de Dieu au même titre que vous. Dieu a mis en lui son image, même si elle a été abîmée par le péché. Que cet homme ait à vos yeux la même valeur qu'il a pour Dieu. Jésus connaissait ce qu'il y a dans le cœur de l'homme. Mais malgré cela, au-delà de la réalité décevante, il voyait son projet de restauration de l'homme. Un peu comme l'architecte devant la maison délabrée voit déjà en esprit ce qu'elle sera après les rénovations.

Un homme avait l'habitude de se promener avec un badge sur lequel étaient inscrites les lettres suivantes: APCDNAPFAM. Souvent les gens intrigués par ces lettres lui demandaient ce qu'elles signifiaient. Alors notre ami répondait: Ayez Patience Car Dieu N'en A Pas Finit Avec Moi!

Lisez les Évangiles et faites fonctionner votre imagination. Comment Jésus abordait-il les hommes? Comment leur parlait-il? Que faisait-il pour eux? Qu'attendait-il d'eux? ... Demandez au Saint-Esprit de vous donner de voir avec les lunettes de Dieu pour découvrir les hommes tels que lui les voit.

Quelques idées pour améliorer nos relations

Voici encore quelques idées pour nous aider à améliorer nos relations interpersonnelles.

Nous faire accepter

Les premiers instants d'une rencontre sont capitaux. En l'espace de quelques secondes, nos paroles, notre attitude, notre comportement, notre apparence extérieure, notre regard ... créent chez notre interlocuteur une impression qu'il sera difficile de modifier par la suite. Il convient donc de soigner cette prise de contact. L'optimisme, manifesté par un sourire, une attitude naturelle sans masque ni rôle à tenir (= être soi-même) se reflétera dans la réaction de la personne que nous rencontrons. Notre apparence extérieure aussi est très importante. Elle conditionnera la nature de notre relation. Inévitablement, nos habits, l'état de notre chevelure, de nos ongles... sont d'utiles renseignements pour notre interlocuteur. Certains y attachent beaucoup d'importance, que cela nous plaise ou non. C'est à ce prix que nous nous ferons accepter.

Susciter la confiance

Un psychologue allemand, Franz Petermann, a analysé les contacts entre médecins et enfants lors de la première consultation. Comment ces pédiatres parvenaient-ils à gagner la confiance de leurs jeunes patients? Les médecins maintenaient un contact avec les enfants par des mots encourageants, des jeux et des louanges. Ils s'efforçaient d'expliquer à haute voix ce qu'ils faisaient ou ce qui se passait. La confiance va de pair avec un sentiment de sécurité. Nous sommes en confiance quand nous discernons ce sentiment de sécurité dans l'attitude de l'autre. Les explications procurent ce sentiment de sécurité indispensable à la confiance. Tout ce qui n'est pas clair, mais ambigu ou mystérieux devient une source de conflits.

De plus ces pédiatres regardaient les enfants en parlant. Dès que le médecin perdait le contact visuel, l'enfant manifestait des signes d'agitation et cherchait immédiatement le regard de sa mère ou de l'infirmière.

Ces constatations nous permettent de dégager trois recommandations pour susciter la confiance dans nos relations:

-  Parler ouvertement, exprimer clairement nos attentes, nos désirs, nos besoins.

-  Agir de manière prévisible en nous efforçant d'adopter des comportements logiques et fondés.

-  Savoir remercier - ou critiquer - au bon moment; éviter l'indifférence.

Montrer de l'intérêt

Les gens sont très sensibles aux intentions qui motivent notre désir de nouer une relation avec eux. Que cherchons-nous? Voulons-nous nous servir d'eux pour atteindre un objectif personnel? Ils ressentiront très vite nos motivations profondes. Sont-elles intéressées? Si c'est le cas, l'espace autour de nous deviendra vite désertique. À l'image de Jésus qui se souciait des pauvres et des malades, mais aussi des bien-portants, ouvrons notre cœur aux attentes et aux be-soins de ceux qui nous entourent.

Chercher à satisfaire les besoins d'autrui

Nous avons dit au début de ce chapitre que la plupart de nos besoins sont satisfaits grâce à nos relations avec les autres. Ces besoins apparaissent souvent sous la forme de désirs exprimés de façon claire ou voilée. À nous de les découvrir et d'aider ces personnes à trouver leur satisfaction légitime. Dès le moment où nous refusons de concentrer nos efforts à satisfaire nos propres désirs pour chercher l'intérêt des autres, nous sommes sur le chemin de l'harmonie. Connaissez-vous la différence entre l'enfer et le paradis selon un adage chinois? En enfer, les baguettes sont trop longues pour se nourrir de riz, ce qui a pour conséquences la faim et l'insatisfaction perpétuelles. Dans le paradis, chacun nourrit, à l'aide de ces mêmes baguettes, le voisin d'en face qui fait de même pour lui. Voilà le bonheur!

Élargir nos domaines d'intérêt

Dans nos relations humaines, veillons à élargir nos domaines d'intérêts en vue de diversifier nos points d'accrochage avec nos semblables. Celui qui ne s'intéresse qu'à un ou deux domaines à l'exclusion des autres limitera considérablement la variété enrichissante de ses relations humaines.

Éviter les préjugés et la critique

Les «on dit que» font beaucoup de dégâts et faussent nos relations. La critique crée une ambiance peu favorable à l'enthousiasme et aux relations harmonieuses. Les préjugés et la critique entendue et répercutée sont comme des vête¬ments sales placés sur nos épaules. Ils gênent nos mouve¬ments, nous mettent mal à l'aise et sont repoussants. Il convient de les jeter comme de vieux chiffons inutiles et malodorants.

Connaître les autres pour améliorer nos relations

On entend dire: «Avec lui, je n'ai pas d'atomes crochus». Avez-vous remarqué que vous n'êtes pas le ou la même avec telle personne qu'avec telle autre? Avec la première, vous n'éprouvez aucune difficulté à ressentir de l'attirance et de l'amitié. Avec la seconde, c'est tout le contraire: vous devez fournir un effort pour ne pas lui dire une parole désagréable. Cette constatation amène une remarque importante: le cadre de la rencontre et la présence de la personne modifient notre façon d'être (notre attitude, notre réaction, nos paroles, nos actes...). Notre attitude n'est jamais la même à l'égard de tout le monde. Pour entretenir des relations harmonieuses avec tous les types de personnes, il convient d'apprendre quelques notions de caractérologie. En sachant, dès les premiers instants de la rencontre à quel type de caractère se rattache notre interlocuteur, nous pourrons adapter notre propre attitude et développer des relations plus enrichissantes.

Le principe de base de la morphopsychologie

II y a un rapport direct entre la structure du corps et le caractère. La morphologie est l'étude de la forme extérieure des êtres vivants. La psychologie est la recherche du sens, du but des phénomènes psychiques qu'elle constate. La morphopsychologie étudie les rapports entre la structure du corps et le caractère.

Des hommes comme E. Kretschmer et W.H. Sheldon ont rendu compte de cette correspondance dans des études approfondies sur les tempéraments et les constitutions physiques. Il existe beaucoup d'autres classifications des tempéraments établies sur la base de longs questionnaires. La morphopsychologie a le mérite de reposer sur quelques principes simples et pratiques facilement accessibles au débutant. De plus, elle nous aide à nous faire une idée du tempérament de notre interlocuteur dès les premiers instants de la rencontre. Mais qu'il soit bien clair que cette étude des caractères liée à la structure du corps, ne donnera que quelques indications sommaires. Faisons très attention à ne pas enfermer les gens dans des petites boîtes qui réduiraient par trop leur personnalité. Toutefois, il est utile de recourir à cet enseignement pour nous permettre de mieux connaître notre prochain et ainsi développer des relations plus harmonieuses avec lui.

Les trois principales catégories d'individus

La morphopsychologie divise les individus (hommes et femmes) en trois catégories:

-  L'endomorphe (symbolisé par le O). Physique: la silhouette est toute en courbes. Le ventre est proéminent. Le cou large, mais court. Les bras et jambes sont courts et bien en chair, les mains potelées. La face est ronde. Tempérament: Attitude générale de détente. Amour du confort. Sociabilité, jovialité, tolérance, amabilité. Avidité pour la nourriture et les autres plaisirs de la vie. Aspiration à l'affection et à l'approbation. Égalité d'humeur. En cas de désarroi: besoin d'autrui.

-  Le mésomorphe (symbolisé par le U). Physique: II a l'allure sportive, le thorax est assez développé, tête carrée, haut perchée au-dessus des épaules; le cou bien dégagé, le visage osseux, les sourcils bien fournis, la chevelure dense et bien plantée, les lèvres minces, bras et jambes vigoureux, avec des articulations solides et proéminentes. Tempérament: Affirmation vigoureuse de soi, activité énergique et courage physique, aime la domination, le pouvoir et le risque; manières directes et hardies, agressivité, esprit de compétition; insensibilité psychologique, absence de pitié et de délicatesse. En cas de désarroi: besoin d'action.

-  L'ectomorphe (symbolisé par le I). C'est le type longiligne, d'apparence un peu frêle. La tête est ovale, le front souvent haut et bombé, le cou mince et long sur un buste plutôt étroit et des épaules tombantes; il présente une certaine fragilité physique. Tempérament: Tendance à l'inhibi¬tion et à la retenue. Désir de se cacher (intimité et solitude). Attitude et sentiment imprévisibles. Très attentif, rapidité excessive des réactions. En cas de désarroi: besoin de solitude.

Inspiré de l'article sur les tempéraments du «Dictionnaire de la psychologie moderne» édité par la Bibliothèque du CEPL à Paris.

Comment adapter notre comportement à leur tempérament?

Aucun de nous n'est un O ou un U ou un I parfait. Nous avons tous des caractéristiques des trois types, mais avec une dominante. C'est cette dominante qu'il faut détecter par l'observation. Voyons maintenant comment nous comporter face à ces trois types de personnes, afin de développer avec eux des relations harmonieuses:

-  Le type à dominante O: Soyez chaleureux, cordial et optimiste. Sachez créer rapidement un climat de sympathie. Manifestez-lui de l'intérêt par une attitude d'écoute. Lais¬sez-le s'exprimer, s'épanouir dans une ambiance chaude. Exprimez-vous avec votre cœur. En résumé: manifestez de la sympathie.

-  Le type à dominante U: Ayez une attitude directe et franche. Regardez-le dans les yeux. Votre voix doit être assu¬rée. Ne tournez pas autour du pot, allez directement à l'es¬sentiel. Cultivez l'assurance, la conviction et l'enthousiasme. Exprimez-vous avec votre corps. En résumé: manifestez du dynamisme.

-  Le type à dominante I: Votre attitude générale doit être empreinte de retenue et de sérieux. Créez une ambiance calme, propice à la réflexion. Votre voix sera posée, évitez l'excitation. Allez au fond des choses. Appliquez-vous à le sécuriser. Pas de brusquerie dans les gestes ni dans les propos.

Exprimez-vous avec votre tête. En résumé: manifestez du sérieux.

Il ne s'agit pas de jouer artificiellement des rôles. Ce n'est pas du théâtre. La morphopsychologie peut nous aider à éviter de prendre inutilement quelqu'un à rebrousse-poil et favorise considérablement une relation harmonieuse où les besoins fondamentaux sont satisfaits. De toute manière, la présence de l'autre nous conditionne. Veillons à développer en nous des attitudes qui favorisent l'entente, plutôt que l'affrontement. C'est une simple question de bon sens.

Comment surmonter les problèmes

Les relations humaines ne vont pas de soi. À tout moment, une relation peut être brisée, compromise. La vie se charge de nous placer dans des situations mettant à l'épreuve notre bonne volonté à l'égard des autres. Souvent, nous blessons nos proches et sommes, nous aussi, meurtris. L'amertume, la rancune, la haine, l'indifférence, le mépris, le rejet, la fuite... font irruption dans notre existence et viennent tout boulever¬ser. Il nous semble alors que tout est remis en question. Mais surtout, nous réalisons que ces relations troublées nous rendent malheureux, créent en nous la tension, l'irritation, le découragement, le sentiment de culpabilité. Apprenons à restaurer ces relations détériorées.

Pourquoi cette relation a-t-elle été abîmée?

C'est une question importante. Quelle attitude avions-nous au moment où la crise s'est déclarée? Pourquoi avons-nous eu telle réaction? Pensons à nos relations avec notre père, notre mère et dans notre enfance. Ne faisons-nous pas une projection inconsciente? Partons d'abord de l'idée que le responsable de la crise, ce n'est pas l'autre, mais nous. Quelle image avons-nous de l'autre? N'a-t-elle pas été déformée par nos craintes, les on-dits? Demandons à Dieu de nous sonder par son Esprit et de nous donner de discerner la cause pro¬fonde du problème. Confions-lui notre amertume et notre rancune. L'Esprit de Dieu nous en guérira.

J'ai remarqué que nous apprenons davantage sur nous-mêmes et les autres quand quelque chose ne va plus que lorsque tout est pour le mieux. Ne craignons donc pas les moments pénibles, ils nous font progresser dans la connais¬sance de nous-mêmes et dans l'acceptation de l'autre.

Prenez l'initiative de la réconciliation

Même si notre responsabilité n'est pas engagée dans une crise, faisons le premier pas en vue de la restauration de la relation. Le meilleur moyen pour trouver le courage de faire ce pas décisif est de prier pour la personne avec laquelle nous sommes brouillés. Non pas pour le problème seulement, mais demandons à Dieu de bénir cette personne. Si nous arrivons à prier pour elle, nous sommes sur le chemin de la restauration. Notre prochaine rencontre, qu'il sera peut-être nécessaire de provoquer, se passera sous les meilleurs hospices. Imaginez-vous cette rencontre: votre attitude est ouverte, chaleureuse, vous souriez à votre interlocuteur, votre main se tend pour serrer la sienne. Pensez à ce que vous allez lui dire de bon et d'agréable. Si cette scène imaginée correspond vraiment à votre désir, votre inconscient l'acceptera et permettra à Dieu de vous transformer de l'intérieur. Vous serez surpris de l'efficacité de cette méthode.

Se confier

Si vous n'arrivez pas à vous en sortir, alors ouvrez-vous-en à une personne de confiance. Demandez la visite d'un serviteur de Dieu. Il sera à même de vous aider à vous découvrir et à vous donner les moyens de faire confiance à l'action divine.

Le but ultime de nos relations avec autrui

Nous avons dit dans ce chapitre que c'est en aidant suffi¬samment les autres à vivre plus heureux que nous trouverons le bonheur. Comment vivront-ils plus heureux, s'ils ne connaissent pas Celui qui seul peut pleinement satisfaire leurs besoins spirituels, donner un sens à leur vie, une espé¬rance vivante, la paix intérieure, le pardon...?

Je suis persua¬dé qu'il n'y a pas de plus belle vocation pour l'homme que d'aider son prochain à connaître Dieu. C'est le but ultime de nos relations avec autrui. Notre foi s'approfondit et se forti¬fie, lorsque nous témoignons. Il n'y a pas de plus grand bonheur que de partager avec notre prochain la joie de connaître Jésus. Ne vous privez pas de cette joie.

Dans son dialogue avec la femme samaritaine (Jean 4:1-26), Jésus nous invite à faire sept pas qui nous amènent à partager notre foi avec notre prochain:

Établir des contacts

Jésus a franchi géographiquement et culturellement la barrière qui séparait cette femme samaritaine de lui, un Juif. Jésus n'hésite pas à rompre les tabous religieux (les Juifs n'avaient pas de relations avec les Samaritains) et culturels (un homme ne s'adressait pas à une femme hors de la pré¬sence de son mari). Jésus nous demande d'abandonner nos préjugés et d'aller à la rencontre des gens, n'attendez pas qu'ils viennent à vous.

Créer un intérêt commun

Jésus part de la vie quotidienne de la femme: son besoin d'eau. Grâce à cette approche naturelle, la femme se sent écoutée et comprise. Ne pensons pas que notre témoignage est moins spirituel, si, dans un premier temps, nous abordons des sujets d'intérêt commun. Il s'agit de nouer un contact amical et de manifester notre intérêt pour la personne. Re¬marquons que jusque là, Jésus est considéré comme un étran¬ger.

Exciter la curiosité

Jésus pose une question banale qui provoque la curiosité de la femme et l'amène à poser, elle aussi, une question. Jésus n'impose pas son message, mais attend que la femme l'interroge sur cette eau vive qui a le pouvoir de la désaltérer complètement.

En écoutant, nous acquérons le droit déparier et d'être écoutés.

Ne pas précipiter les choses

Jésus avance au rythme de la femme sans brusquer les choses. Tout naturellement, la discussion s'engage sur le terrain spirituel. Jésus va jusqu'à rejoindre la Samaritaine dans sa culture. Il est au courant. Il est intéressé par ce qui la préoccupe.

Ne pas condamner

Si Jésus n'a pas une attitude de jugement ou de censure, il ne ferme pas pour autant les yeux sur les péchés de la femme. Avec sagesse, il lui donne l'occasion d'exprimer sa détresse et de reconnaître ses fautes. Remarquons que la Samaritaine comprend que Jésus est un prophète.

En rester à l'essentiel

Jésus évite de se laisser entraîner loin de sa préoccupation (le salut de son interlocutrice) par des questions secondaires, comme le conflit entre les Juifs et les Samaritains. Évitons, nous aussi, de perdre notre souffle avec des questions vaines qui sont une tentative de fuite de l'interlocuteur confronté à la question de son salut. Mais ne refusons pas de répondre aux questions honnêtes qui posent problème.

Amener dans la présence du Christ

Finalement, la femme comprend que Jésus est le Messie. Tout l'entretien a eu pour objectif de l'amener à reconnaître dans cet étranger le Fils de Dieu. L'eau vive est entrée dans son cœur assoiffé. Soyons pénétrés de la présence de Dieu. Invitons dès que possible notre vis-à-vis à accueillir le Christ, source du vrai bonheur dans sa vie.

Principes à méditer: comment améliorer nos relations avec autrui

1.  L'homme n'est pas une île. Il ne peut satisfaire à la plupart de ses besoins que par ses relations avec autrui.

2.  C'est en aidant les autres à vivre plus heureux que nous trouverons le vrai bonheur. «Faites pour les autres tout ce que vous voulez qu'ils fassent pour vous», nous dit Jésus.

3.  La vie est un don de Dieu. Mais ce que nous en faisons est notre don à Dieu et aux hommes. Cultivons la sincérité et l'excellence.

4.  Nous traitons les autres comme nous les voyons. La perception que nous avons des autres passe au travers de plusieurs filtres souvent déformants: le cadre de vie, l'impres¬sion non-verbale, la projection inconsciente.

5.  Apprenons à voir les autres avec le regard de Dieu. Essayons de discerner en eux son projet non encore achevé.

6.  Quelques principes pour améliorer les relations: se faire accepter - susciter la confiance - montrer de l'intérêt -chercher à satisfaire les besoins d'autrui - élargir nos do¬maines d'intérêt - éviter les préjugés et la critique.

7.  Utiliser la morphopsychologie pour mieux adapter notre attitude au caractère de notre interlocuteur: c'est une garantie pour des relations plus harmonieuses.

8.  Surmonter les problèmes de relations en identifiant les causes de nos brouilles et en faisant le premier pas en vue de la restauration de la relation troublée. Ne pas manquer de mettre Dieu «dans le coup».

9.  Vouloir le bonheur de son prochain, c'est aussi lui par¬ler de l'amour de Jésus pour lui. Rappelez-vous les sept étapes de Jésus vers la femme samaritaine: établir le contact - créer un intérêt commun - exciter la curiosité - ne pas précipiter les choses - ne pas condamner - en rester à l'im¬portant - amener dans la présence du Christ.

Questions pour réfléchir seul ou en groupe

1.  Faites le tour de tous vos besoins. Quelles sont les per¬sonnes de votre entourage qui y répondent? Quels besoins comblez-vous de même chez vos proches? Y a-t-il équilibre? Êtes-vous créancier ou débiteur?

2.   Vos relations avec les autres sont-elles source de joie ou de souffrance? Si vous éprouvez parfois de la souffrance, en connaissez-vous les causes? Qu'allez-vous entreprendre pour y remédier?

3.  Avez-vous déjà eu l'occasion de témoigner de votre foi à quelqu'un? Qu'avez-vous ressenti à ce moment-là? Si davantage de gens devenaient chrétiens, pensez-vous que notre société serait meilleure? Quelles conclusions tirez-vous pour orienter votre action?

 
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Thierry Feller

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